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Des responsables des principales religions du monde sunissent
pour les enfants
Les autorités religieuses sengagent à
construire un monde meilleur pour les enfants, sur la base
du Document de conclusion de la Session extraordinaire.
7 mai 2002, NEW YORK Les chefs des grandes religions
du monde se sont réunis aujourdhui pour sengager
à donner une vie meilleure aux enfants où quils
vivent. Des représentants de lhindouisme, de
lislam, du judaïsme, du bouddhisme et de plusieurs
branches du christianisme ont assisté à un symposium
organisé par la Conférence mondiale des religions
pour la paix (WCRP), dont le siège est à New
York.
M. William Vendley, Secrétaire général
de la Conférence et animateur des débats, a
repris les termes dune déclaration adressée
au président de lAssemblée générale,
S.E. Han Seung-soo, au nom des participants : « En tant
que représentants des religions du monde, nous parlons
tous dune même voix. Les autorités religieuses
sont des acteurs de premier plan dans la vie des enfants.
Nos moyens daction sont considérables. Près
de cinq des six milliards dhabitants de notre planète
pratiquent une religion. Les communautés religieuses
possèdent les plus vastes infrastructures sociales
pour prêter assistance à ceux qui sont dans le
besoin. Nous sommes exceptionnellement bien placés
pour promouvoir les quatre priorités en faveur des
enfants stipulées dans le Document de conclusion ».
Quatre jeunes ont fait des déclarations demandant
loctroi dun soutien dans ces quatre domaines prioritaires.
Johan Thelander, 13 ans, de Suède, a fait valoir quil
est essentiel de promouvoir une vie en bonne santé.
Sinon, a-t-il ajouté, « on porte atteinte au
droit de tout enfant à survivre et à se développer
».
Beata Lovinoz, 13 ans, de Hongrie, a demandé aux chefs
religieux de garantir aux jeunes une éducation de bonne
qualité. « Léducation est un facteur
capital pour réduire la pauvreté et mettre fin
au travail des enfants », a-t-elle affirmé.
Moe, une petite Japonaise de neuf ans qui se fait appeler
uniquement par son prénom, a prié la communauté
mondiale de protéger les enfants des mauvais traitements,
de la violence et de lexploitation. « Quand un
enfant est exploité, il souffre énormément
» a-t-elle déclaré. « Sil
vous plaît, traitez-nous avec respect. Nous avons besoin
de beaucoup daffection ».
Mariana Meditsch, une Brésilienne de 17 ans, a imploré
les chefs religieux de participer à la lutte contre
le VIH /SIDA. « Au Brésil », a expliqué
Mariana, « nous avons besoins de foyers pour les orphelins
du SIDA. Et dans le monde, nous devons lutter contre la discrimination
dont souffrent les personnes vivant avec le VIH/SIDA et leurs
enfants ».
Lun après lautre, ces représentants
des religions du monde entier ont réaffirmé
leur soutien à ces priorités et au respect de
la dignité de lenfant. Ils ont exhorté
les membres de leurs communautés à forger un
partenariat interconfessionnel avec des organisations de la
société civile et les agences de lONU
pour veiller à ce que chaque enfant soit entouré
de soins affectueux.
« Tout enfant est un cadeau de Dieu, ils ont tous une
part de divin », a dit Jayashree Athavale-Talwalkar
de Tattwajnana Vidyapeeth, une organisation hindoue.
M. Maher Hathout, qui représente luniversité
dAl-Azhar en Egypte, a expliqué que pour les
musulmans, les enfants sont « les messagers de lavenir,
la joie du présent et un rappel de notre passé
».
« Cest notre humanité qui nous rapproche
», a déclaré le grand rabbin Sirat de
la Conférence des rabbins européens.
Monseigneur Carlos X. Belo, évêque de Dili,
Timor oriental et lauréat du Prix Nobel de la paix,
a évoqué son enfance. « Jai connu
les souffrances des enfants », a dit lévêque
Belo, qui travaillait nuit et jour comme berger au Timor oriental
lorsquil était jeune. « Ils sont lespoir
du monde et nous devons nous ouvrir à eux ».
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